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Coldplay - A Head Full Of Dreams

Coldplay - A Head Full Of Dreams

Quand un grand groupe comme Coldplay sort un nouvel album, c’est un peu la fête, on ne va pas se le cacher. Quand, en plus, il s’agit potentiellement de la fin d’un cycle sinon du groupe, on écoute les 11 titres avec une toute autre attention. A Head Full Of Dreams, en plus d’avoir un titre prometteur (plus encourageant que Ghost Stories), apparait sous une pochette qui claque. Mon petit doigt me dit que les quatre britanniques sont revenus à leur pop brillante qu’on a aimée dans Mylo Kyloto ou Viva La Vida. Me trompé-je ?

Oui, et Non. Difficile de ne pas tomber dans la critique dithyrambique lorsqu’on s’attaque à l’un des groupes qui a le plus vendu de disques dans le monde. Difficile d’éviter de chercher la petite bête. Facile d’oublier de dire que, même si c’est le 7ème, et même s’il est loin le temps du mythique A Rush Of Blood To The Head, nom d’une pipe, ça sonne ! Coldplay nous offre de nouveaux tubes. Pourtant, on regrette que ceux-ci soient intercalés entre des morceaux plus ternes, moins originaux, plus mièvres.

On retiendra surtout le trio : A Head Full Of Dreams, Hymn For The Weekend et Adventure Of A Lifetime. La pochette et le titre de l’album tiennent alors leur promesse. C’est coloré, frais, pétillant, funky. Chris dans toute sa splendeur. On l’imagine déjà sur scène en train de courir et de sauter partout (on l’aime quand il transpire).

Là où on l’imagine moins, c’est avec des titres comme Army Of One, Fun, Birds, Everglow. Sur la première, le RnB ne lui va pas. La seconde est trop gentille et frise le neu-neu ambiance PowerPoint de retour de vacances sur la côte d’Azur. Birds ne retient pas l’attention. Quant à Everglow, Chris fait appel à son ex Gwyneth Paltrow pour de vagues chœurs. Il s’agit, mis à part Amazing Day qui use d’artifices lyriques, du seul morceau mélancolique, feutré et intimiste. Ca aurait pu fonctionner comme ont (plus que) fonctionné The Scientist ou In My Place. Pourquoi ça nous laisse de marbre ? Trop entendu, ce n’est pas le Coldplay qu’on aime. Ou du moins c’est celui qu’on a aimé mais qui maintenant, nous parait plus fade.

On oubliera vite les morceaux moins pimpants qui frôlent la pop commerciale. L’album, qui se décline à la manière d’un kaléidoscope alternant les ambiances, est porté par des morceaux plus atypiques. Beyoncé qui introduit Hymn For The Weekend fait le même effet que Rihanna dans Princess Of China sur l’album Mylo Xyloto : elle apporte le côté sensuelle et dynamise le titre, coup de cœur, hymne pour de bon. Les graves sexy de Chris sur le refrain n’y sont pas pour rien.

On aime le côté rythmique, festif, frais, qui fait de cet album une joyeuse révérence. Et quoi de mieux pour terminer un cycle qu’un beau solo de Jon Buckland sur Up&Up ? Un peu de rock dans ce monde de pop.

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Louise


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